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L'Attachement : Capsule Vidéo

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Les Chroniques

L'attachement

Mon proche a besoin d'aide

Prenez du temps pour vous

Combler mes besoins

Aider un Proche-Aidant

Aimer l'autre

Les Relations Humaines

 

 

 

L'attachement

On peut être attaché à beaucoup de choses. Une maison, un livre, une photo….

Habituellement, on n'est pas attaché aux objets en eux-mêmes, mais en ce qu'ils représentent: la sécurité, les années de vie, la famille, l'amour, le souvenir… Quand la vie nous force à nous détacher, il est bon de comprendre que ce que l'objet représentait n'a pas disparu.

Quand il s'agit de l'attachement envers une personne, c'est différent. La personne représente elle aussi quelque chose: l'amour, la sécurité, l'espoir, la reconnaissance sociale, par exemple. Mais elle est aussi chérie "en elle-même", pour son unicité.

Mais il arrive que la maladie, l'âge, un accident "changent" notre proche. On ne le "reconnaît plus".

Nous devons alors nous ajuster, faire la différence entre ce qu'il représentait pour nous, ce qu'il a été, et ce qu'il est aujourd'hui. Et tous les jours, nous avons un choix à refaire : choisir de s'investir ou de ne pas s'investir auprès de cette "nouvelle" version de notre proche.

On peut rester attaché à l'image du passé et refuser la personne au présent, ou au contraire préférer le présent et en profiter pour pardonner le passé. On peut vouloir « refaire connaissance ».

 

On vit dans cette situation un deuil progressif. L'autre évolue toujours, et nous aussi. La relation se redéfinit. Il s'agit parfois de devenir la mère de notre mère ou l'infirmier de notre femme. Désirez-vous renouveler le lien entre vous, et sous quelle forme?

Cela dépend de qui vous êtes, et de qui est l'autre.

La théorie distingue plusieurs types d'attachement.

  • L'attachement sécure: "je sais que l'autre est là pour moi et moi pour lui, même si on ne se voit pas souvent ou qu'on est momentanément séparé."
  • L'attachement insécure ou anxieux: "Où es-tu? M'aimes-tu? Je suis mal sans toi. Rassure-moi. Ne pars pas."
  • L'attachement évitant: "Je tiens à toi mais je ne suis pas à l'aise quand tu es trop proche. N'entre pas trop dans ma bulle, ou tu me feras fuir."

Chacun d'entre nous avons, de base, un type d'attachement plus ou moins accentuée.

Cependant, les circonstances de la vie, la maladie, les épreuves -et également l'influence de la conduite de notre proche envers nous- peut déclencher une attitude de façon plus marquée.

Pour vivre une relation agréable pour chacun, nous devons tendre vers l'attachement sécure. Comment?

 

Développez votre confiance en vous. Choisissez qui vous fréquentez. Et quand vous ne pouvez pas choisir, mettez vos limites, respectez-vous, quitte à vous sentir inconfortable sur le moment. Appuyez-vous sur une spiritualité concrète, mentalement construite et affectivement vécue, qui vous sécurisera.

La meilleure façon de respecter l'autre et d'être une présence enrichissante pour lui, c'est de vous respecter vous-même.

 

 

 

Mon proche a besoin d'aide

 

Vous avez un proche qui a régulièrement besoin de vous pour une raison ou une autre?

Vous pouvez vivre un sentiment d'impuissance ou d'incompétence. Le sentiment de perte de votre liberté. L'impression d'en avoir lourd sur les épaules. La culpabilité. Le découragement.

Et le proche qui perd de l'autonomie peut vivre de la colère, de la tristesse, du désespoir. Il peut vous accuser, se plaindre ou demeurer muet. Ce n'est pas facile pour vous deux.

Que faire pour créer une relation la plus harmonieuse possible?

  • Considérezvotre relation comme une nouvelle relation. Ce ne sera plus la même que celle vous avez connue. Vous devez la réinventer.
  • Apprenez à connaîtrevos propres réactions quand vos limites sont dépassées. Ce ne sont pas des obstacles, mais des pancartes routières!
  • Prenez conscience de vos valeurs, et agissez plus possible en cohérence avec elles.
  • Considérez ce que vous voudriez faire pour votre prochesente bien. Que trouvez-vous important pour lui? Pensez que vous aussi, vous avez ces besoins, et accordez-vous le droit de vous en occuper.
  • Demandez à des amis, des voisins, des organismes communautaires, de vous appuyer dans vos tâches.
  • Apprenez à tolérer que les choses ne soient pas faites exactement comme vous le feriez vous-mêmes.
  • Méditez ou priez. Prenez conscience que la forcedont vous avez besoin existe en dehors de vous et vous dépasse. Puisez-y. Vous n'êtes pas seul.

 

 

Prenez du temps pour vous

 

« Pensez à vous » « Prenez du temps pour vous » « Prenez soin de vous »… ces phrases sont généralement dites à des gens généreux qui se donnent pour les autres, comme les proches-aidants.

Mais qu'est-ce que ça veut dire? D'être égoïste?

Pas du tout!

Le don de soi, l'amour et l'attention aux autres sont des traits d'une beauté que le temps n'atteint pas.

Cela peut également donner un sens à la vie -et une certaine satisfaction personnelle- d'être présent pour quelqu'un qui a en besoin.

Cependant, avec la fatigue, la personne qui se dévoue voit ses capacités diminuer. Elle s'irrite plus rapidement. Elle se sent étouffée et parfois désespère. Elle se voit agir et réagir, s'autocritique et se culpabilise. Moins souriante, moins sereine, elle ne peut plus donner autant, ni joyeusement, et le proche le ressent. Il arrive que, par réaction, il devienne lui aussi moins agréable à vivre.

En voulant « continuer comme avant », « tenir jusqu'au bout » … voilà que ce que vous faites, involontairement, est moins bien fait. Et peut-être que vous craquez et arrêtez tout, soudainement.

Lorsqu'on s'engage dans un marathon, on se restaure et on boit bien. En vous engageant auprès de votre proche, vous pourriez continuer plus longtemps, et moins douloureusement, si vous preniez soin de vous-même.

Cela veut dire vous accorder la dose nécessaire de repos et d'activités qui vous ressourcent, afin de rester en santé, physiquement, intellectuellement, émotivement, affectivement…. Pour votre bien, et le bien de ceux que vous aimez.

 

 

Combler mes besoins

Souvent, en tant que proche aidant, on « s'oublie » pour ceux qu'on aime.

Vous mettez vos désirs de côté en pensant qu'il serait égoïste de s'en occuper. Après tout, votre proche a besoin de vous, n'est-ce pas?

Sauf que…

Même si les désirs ne sont pas toujours ni bons, ni réalisables, ils sont le signe d'un besoin. Ce besoin est important et doit être considéré dès que possible.

Par exemple, vous désirez que, parfois, votre conjoint(e ) pense vous apporter votre café. Si vous restez fixé(e ) sur ce désir, mais que « il n'y pense même pas » ou que « dans l'état où il est, c'est impossible », vous allez développer une frustration.

Par contre, si ce désir est le signe d'un besoin de considération, un autre geste est peut-être possible. Parlez-en. Vous pouvez aussi chercher qui d'autre peut vous accorder cette considération. Une de vos amies? Invitez-la! Votre DÉSIR ne sera pas comblé, mais en COMBLANT le BESOIN sous le désir, la souffrance associée au manque va diminuer et vous allez retrouver une certaine vitalité.

Quels sont vos besoins? Si vous avez du mal à les définir, faites-vous accompagner dans la réflexion. Téléphonez- moi ou prenez rendez-vous!

L'étape suivante, c'est que VOUS avez la responsabilité de faire quelque chose pour nourrir votre besoin. Malgré votre désir qu'on le fasse pour vous, votre colère face à ceux qui n'ont pas rempli vos attentes, vous êtes la personne qui peut créer le contexte où, en respectant vos valeurs, vous recevrez ce qu'il vous faut.

 

 

Aider un Proche-Aidant

 

Plusieurs proches-aidant ont des amis ou de la famille bien intentionnée mais qui ne savent pas comment aider. Le père s'occupe de la mère, et les enfants satellisent, par exemple…. Ou votre conjoint s'occupe de son parent, et vous ne savez pas quoi faire pour aider votre conjoint….

Qu'est-ce que l'entourage d'une proche-aidant peut faire pour l'aider?

Ces personnes devraient d'abord prendre conscience d'une chose :

La première, c'est que le proche-aidant est différent d'eux. Ce qui lui fait de la peine n'est pas nécessairement ce qui vous ferait de la peine, ce qu'il trouve difficile n'est pas ce que vous trouveriez difficile, et la solution qui vous convient pour vous aider dans une situation particulière n'est peut-être pas la solution qui lui convient.

Si vous tentez d'apporter de l'aide à votre proche en fonction de vos besoins à vous si vous étiez à sa place, il est probable que votre aide sera refusée, et vous perdrez envie de le soutenir, que vous baissier les bras.

 

1-La première chose à faire est donc d'observer votre proche et de l'écouter. De ne pas juger la valeur ou la difficulté de ses obstacles, de ne pas proposer vos solutions à tout prix. Vous pouvez aider votre proche à trouver ses propres solutions, et proposer de l'accompagner dans certaines activités ou bien, par exemple, de proposer de le « remplacer » auprès de l'aidé quelques heures de temps en temps, si votre proche a un besoin de liberté ou de sécurité.

Mais il est possible qu'il n'ait pas ce besoin, mais ait besoin de compagnie!

Il est possible qu'il ait ce besoin, mais n'en ait pas encore conscience! Dans ce cas, n'essayez pas de le convaincre si vous vous heurtez à un mur.

 

2-La deuxième chose à faire et de vous questionner vous, par rapport aux besoins conscients de votre proche, pour lesquelles vous semblez la personne appropriée pour aider. Quelles sont vos forces, vos possibilités? Pour quels besoins de votre proche pouvez-vous faire une différence? Pour lesquels pouvez-vous aider votre proche à faire les démarches pour trouver une aide plus appropriée? Il est important de discerner ce que vous pouvez faire, ce que vous voulez faire, et de lâcher prise sur le reste.

 

Aidez votre proche qui est un proche-aidant là où il admet son besoin -même s'il vous semble se tromper- si c'est cohérent avec vos valeurs et vos possibilités, et restez disponible pour la suite des choses. Aidez sans vouloir faire les choses à votre façon, en fait!

 

 

Aimer l'autre

 

Que de temps vous donnez à votre proche!

Vos journées, vos gestes, vos pensées sont pour lui. Même occupé(e) à vous distraire, vous pensez à lui.

Mais par moment, la colère vous envahit. La frustration. Le mépris. La tristesse. Vous vous sentez fatigué(e), incompris(e). Le manque de reconnaissance vous mine.

Vous vivez pour la millième fois les mêmes défis. Les mêmes conflits.

Vous mettez toutes vos forces à ne pas vous laisser déborder par les émotions négatives qui vous envahissent. Vous aimeriez être invulnérable, parfaitement en contrôle.

Et vous vous approchez de votre proche, vous sentant le cœur sec, et vous vous demandez : "Et si je ne l'aimais plus?"

Vous en pleurez de culpabilité. Vous souffrez de vous ressentir « mal-aimant ».

Relisez ce texte. Tout ce que vous faites, tout ce que vous êtes, c'est de l'amour : les actes, le dévouement, l'écoute, les efforts, la volonté de bien faire, le désir d'aimer, la souffrance de vous sentir impuissant(e) à faire mieux. Ça, c'est de l'amour, du beau, du grand. Le "ressenti" qui vous manque aujourd'hui reviendra. Un jour. Comme la vague qui s'approche et s'éloigne du rivage, comme la foi, comme la confiance, comme le désir. Ce ressenti n'ajoute ni n'enlève rien à l'amour que vous avez pour votre proche. Votre "ressenti d'amour" est un cadeau POUR VOUS. Mais, pour l'autre, tout ce que vous faites est déjà un cadeau d'amour.

Continuez d'avancer. Vous reverrez la lumière.

 

 

Les Relations Humaines

 

Les relations, c'est complexe, entre les membres d'une même famille ou entre deux proches qui s'entraident. On a tous des sensibilités, des blessures, des avis bien arrêtés, et des peurs qui s'entrechoquent: d'être rejeté, abandonné, d'échouer, d'être trahi, d'être envahi, de se faire avoir, de perdre sa liberté, de souffrir...

Je vous propose d'écrire vos situations personnelles à un "courrier du coeur” : Le Courrier de Mariam, sur le "messenger" de la page facebook: https://www.facebook.com/intervenante.prochesaidants.3 ou adressé à

Courrier de Mariam, ABBS, 11400 1 ère ave, bureau 120-A, Saint Georges G5Y 5S4

Rendues anonymes, votre lettre et la réponse pourraient en aider d'autres.

 

Vous savez, aucun humain sur terre ne pourra jamais vous aimer comme vous aimeriez être aimé. Aucun ne pourra être toujours là pour vous de la façon désirée, ou ne vous laissera respirer que le temps qu'il faut. Personne ne saura exactement ce qu'il y a au fond de votre tête et de votre cœur. Aucun humain ne sera fier de vous quand vous le méritez pour des petites choses ni n'aura confiance toutes les fois où vous êtes digne de confiance.

Même vous, vous ne vous aimez pas comme vous voudriez qu'on vous aime, et parfois, vous ne pouvez pas compter sur vous-même.

Vous aussi, vous êtes imparfait dans l'amour, l'accueil, l'encouragement, l'aide que vous souhaiteriez donner à vos proches.

C'est pour cela que le pardon est essentiel. Envers l'autre, et envers vous-même.

Et c'est pour cela qu'il est essentiel d'avoir la foi. Au milieu des épreuves, vous pouvez croire qu'il y a du bien à en retirer. Ne serait-ce que le travail sur soi-même, qui, bien orienté, tourné vers les autres et le Tout Autre, ne pourra vous apporter, à vous, que de la lumière.

Et la lumière brille. Et de vous, elle brillera autour de vous.

Quand vous ne pouvez plus rien faire pour dénouer les problèmes d'une relation, quand vous ne pouvez rien dire, quand l'impuissance vous anéantit, essayez de vous recueillir… et d'illuminer.

Qui sait ce qui pourra en jaillir d'inattendu pour votre relation….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Chroniques

Soutenir quelqu'un qui ne pense pas comme nous

Sur quoi s'appuyer

Le monde en noir et blanc

La santé globale

Gardez votre équilibre!

Quelle est la base du respect de l'autre et de Soi?

 

 

Soutenir quelqu'un qui ne pense pas comme nous

 

Votre proche, celui que vous aidez, ne pense pas comme vous.

Cela crée des frictions, des conflits, des colères, du silence….

Pourquoi?

Parce que vous voulez tous les deux convaincre l'autre du bien-fondé de votre opinion.

Peut-être même que, frustré par le désaccord, vous n'avez plus envie d'en "faire autant" et que vous vous retirez de la relation.

 

Est-ce que vous croyez que partager votre opinion a une telle importance?

Quel est l'impact réel de la divergence entre vous sur votre vie quotidienne?

La vôtre, pas la sienne?

 

Si certains impacts sont réels, ils se gèrent avec des compromis. Non pas un compromis d'idées, mais un compromis de gestion d'actions posées.

Mais il arrive régulièrement que le seul impact du désaccord dans le quotidien soit nos réactions de frustration ou de déception.

Essayons de lâcher prise sur la vie de l'autre, sur ses pensées, qu'elles nous paraissent légitimes ou absurdes.

Chacun a son propre chemin dans la vie et notre proche garde toutes les qualités qu'on apprécie chez lui.

Gardons notre focus sur ses qualités, sur la profondeur de notre lien.

Le sujet de discussion sans fin, qui n'approfondit pas la réflexion ni de l'un ni de l'autre, et ne mène à aucune action concrète, évitons-le.

Notre proche a besoin de nous. Et nous avons besoin de lui. Nous voulons une relation harmonieuse.

Le respect, c'est aussi cela, le respect de la liberté de penser selon d'autres valeurs!

 

 

 

Sur quoi s'appuyer

En quelques mois le monde a changé. Si vous vous occupez d'un aîné ou que vous en êtes un, vous avez senti le poids de l'âge: plus vulnérable aux maladies, la société a décidé de vous protéger du virus.

Vous aviez déjà à gérer une perte d'autonomie, la médication, les rapports avec le système de santé.

 

Et voilà un virus de plus qui apparaît.

Vous viviez, avant, sachant que vous pouviez développer une pneumonie. Sachant que le cancer est répandu. Sachant qu'un accident était toujours possible.

La présence des gens que vous appréciez vous remontait le moral.

 

Aujourd'hui, vous vous méfiez du voisin, de la petite fille qui court dans la rue, de vos propres enfants qui peuvent transporter, à leur insu, ce nouveau virus.

La mort a toujours fait partie ce qui peut arriver, et, bien que redoutée, contrôlée, limitée, vous en aviez toujours pris le risque pour avoir une qualité de vie.

Mais aujourd'hui, vous avez peur.

Peur de mourir.

Peur de souffrir.

Et les autres aussi ont peur: il n'y a presque plus personne pour vous aider, même votre famille qui souvent ne peut plus venir.

 

Vous tenez à la vie!

Vous y tenez pourquoi? Pouvoir voir encore longtemps vos petits-enfants, fleurir vos fleurs, faire un voyage, finir un projet? Vivre encore des années avec un conjoint aimé?

La vie c'est tellement magnifique.

À quelle cause, quel amour, voulez-vous la donner?

Vous protégez votre vie. Mais ne la gardez pas pour vous. Même seul, chez soi, il y a toujours des façons d'aimer.

 

 

Le monde en noir et blanc

 

C'est l'automne.

La nature au Québec est magnifiquement colorée!

Autour de nous, chez les humains, chacun a ses couleurs: ses richesses, sa personnalité.

Malheureusement, souvent, l'influence des groupes fait que l'on polarise notre opinion, le monde devient noir et blanc, vrai ou faux.

L'autre, devant nous, n'est plus vu comme un arc-en-ciel de richesses, il est perçu tout d'un bloc, et jugé, critiqué ainsi! Quel appauvrissement!

Dans votre rôle de proche-aidant, vous-mêmes vous êtes souvent senti "critiqué tout d'un bloc". Pour les autres, il y avait une bonne façon de faire, et ce n'était pas la vôtre. Du coup, tout ce que vous aviez fait, ou faisiez encore, était remis en question.

Pourtant, vous étiez tellement plus que ce que l'on vous a reproché!

Vous donniez de l'attention, vous offriez vos capacités!

Vous n'étiez pas noir ou blanc. Vous étiez arc-en-ciel.

Quand vous regardez autour de vous, cherchez les couleurs des gens. Regardez-vous, vous-même, comme un trésor plein de richesses.

Et demandez, demandez vraiment à celui qui vous critique d'enlever ses lunettes en noir et blanc et de regarder l'ensemble de l'œuvre.

Ainsi, même quand l'hiver aura tout recouvert de blanc, l'humanité restera colorée, un peu grâce à vous.

 

 

La santé globale

 

« C'est bon pour votre santé! » Mangez ceci, mettez un masque, lavez vos mains.

En quelques mois, le monde a changé. Si vous vous occupez d'un ainé ou que vous en êtes un, vous avez senti le poids de votre âge et subi les contraintes sociales liées à la vulnérabilité physique.

Mais la santé, c'est un équilibre global. Il est physique, mental, psychique, spirituel.

Vous viviez avant la pandémie en sachant que vous pouviez attraper un virus ou développer un cancer. Vous vous préoccupiez raisonnablement de votre santé physique par votre alimentation, l'exercice, le sommeil, mais vous vous appuyiez aussi sur les relations avec vos proches et sur des activités comme la mécanique, la lecture ou le jardinage pour votre santé psychologique. Vous priiez ou vous méditiez, vous vous appuyiez sur ce que nous transcende, souvent Dieu, pour continuer de grandir « par en haut » même quand le corps rétrécit.

Aujourd'hui, vous avez peur. Peur de mourir. Peur de souffrir. L'anxiété ambiante paralyse votre réflexion. Tous, nous manquons de recul. En lavant nos mains, nous devrions laver notre mental de tout ce qui nous envahit et nous pousse à agir selon des valeurs que nous n'avons pas choisies.

Prenez un moment. Ce sur quoi vous vous appuyiez AVANT pour votre équilibre et votre santé est encore plus important MAINTENANT.

Vous tenez à la vie pour l'accomplir avec amour dans ce qui compte à vos yeux. Ne laissez pas la peur vous replier sur vous-mêmes. Même de chez vous, vous pouvez vous relier aux êtres qui vous entourent ou vous inspirent...

 

 

 

Gardez votre équilibre!

Dans le rôle de proche-aidant, et dans la vie en général, le maintien de l'équilibre est essentiel.

Mais de quel équilibre parle-t-on?

De la stabilité de la chaise bien posée sur ces 4 pattes?

Ce n'est pas l'état d'un être vivant.

L'équilibre, pour nous, c'est un équilibre qui permet le mouvement, un équilibre qui permet d'avancer.

Le funambule sur son fil, le cycliste sur son vélo ne sont pas statique: c'est ce balancement qui crée un équilibre général tout en mouvement.

Vous êtes, vous, à la fois conjoint, parent, professionnel, travailleur, enfant, et proches-aidants.

Vous ne pouvez pas mener tous vos rôles en même temps: votre équilibre, vous l'obtiendrez en privilégiant parfois l'un ou l'autre rôle, sans n'en négliger aucun.

Et comment ne pas en négliger?

Un des principaux drapeaux rouges, c'est le sentiment d'urgence. C'est celui-là qui fausse notre vision des choses, qui fait en sorte qu'on déséquilibre nos priorités.

Prenez du recul, souvent. Regardez si le temps que vous accordez à chaque rôle est cohérent avec vos valeurs.

Si vous vous dites "je n'ai pas le choix", c'est une phrase trompeuse. Il y a toujours des choix dans nos façons de faire, il y a toujours des choix dans nos priorités, même si plusieurs impliquent de lâcher un peu de contrôle!

Et si vous vous trouvez déchirés entre plusieurs choix, vous pouvez enrichir le sens de vos actions en “rajoutant” volontairement des intentions dans vos motivations pour rendre votre rôle plus signifiant.

 

Ne vous culpabilisez pas, vous n'avez pas à tout réussir. Faire de son mieux, c'est atteindre “l'équilibre à vélo”!

 

 

 

Quelle est la base du respect de l'autre et de Soi?

Dignité et Bienveillance - En cette semaine en l'honneur des Proches-Aidants

 

La dignité humaine prend sa place dans l'amour, la vérité et la justice.

Proche-Aidant, vous avez une valeur propre. Votre proche a une valeur propre. Car vous êtes tous les deux des humains dont la part essentielle a la capacité de s'élever sans cesse. Ne vous rabaissez pas. Ne rabaissez pas l'autre. Laissez-vous votre sublime liberté, celle de tendre vers la lumière, quand bien même votre cerveau perd sa capacité, car vous n'êtes pas votre cerveau. Quand bien même votre corps ne vous obéit plus, car vous n'êtes pas vos membres. Pas plus que vous n'êtes votre capacité de travailler, de parler, d'agir ou même de réfléchir.

Lorsque vous considérez l'humain comme une "fin" et non comme un "moyen", vous en respectez la dignité.

Nous oublions! Nous oublions que la serveuse est une personne, et non un objet à notre service. Que notre employé n'est pas seulement une main d'œuvre remplaçable. Que nos principes qui définissent qui nous sommes ne se sacrifient pas pour obtenir l'approbation de quelqu'un. Que si on peut acheter notre temps, personne ne peut acheter notre "âme" et qu'on ne devrait pas la "vendre" même contre de l'affection... et que nul ne devrait l'acheter.

Nous oublions que notre sublime liberté réside en chacun de nous et que nul ne peut la contraindre. Nous oublions que le respect de l'autre consiste à refuser de le manipuler pour satisfaire nos besoins ou notre vision des choses, tout en maintenant nos limites. Le respect, c'est de lui donner toute la vérité accessible pour qu'il se construise. La dignité, c'est de ne pas être pris comme une marchandise.

Nous oublions que la Vie Humaine (non pas l'existence dans le confort), mais la Vie dans sa croissance, son développement et sa fertilité globale devrait être le fondement de la société. Devrait être la base de notre Justice et de nos lois. Devrait être la finalité de notre amour. La Vie est à la fois un droit et un devoir, et s'il fait partie de la sublime liberté humaine de "donner sa vie" pour une cause ou pour quelqu'un, il est contraire à notre dignité de ne pas prendre soin de la vie, de lui nuire, car c'est en nier la valeur intrinsèque. Nous ne nous considérons plus fonctionnels? Et alors? Nous ne sommes pas une fonction!

L'humanisme véritable se situe dans la transcendance: la vie humaine a une valeur car elle est relative à une "puissance supérieure". Sans cette perspective qui élève la conscience, on voit apparaître des abus: dans ce cas, au lieu de se situer soi-même et les autres personnes "par rapport" à cette puissance supérieure (généralement Dieu), on situe les autres par rapport à soi. Et donc on a tendance à les utiliser pour se satisfaire, à les manipuler, à obtenir leur consentement à se faire manipuler, à les juger… ou bien à s'écraser devant eux sans respect de soi-même et à s'en sentir inférieur ou victime.

Votre véritable autonomie n'est pas dans votre capacité de faire les choses seul. Ni dans votre aptitude à prendre seul vos décisions financières ou autres. Votre véritable autonomie n'est pas l'absence de contraintes, mais la possibilité de choisir des paroles et des actes en cohérence avec vos valeurs personnelles, dans ce qui est en votre pouvoir. C'est de cela que naît la paix. Et cela, personne ne peut vraiment vous l'enlever, et tous devraient avoir à cœur d'aider chaque personne à vivre cet état d'autonomie, de cohérence et de liberté, qu'elle soit petit enfant ou paralysée sur un lit en soins palliatifs et souffrant d'Alzheimer!

Aidants et aidés, posez sur vous et sur les autres le regard de la Bienveillance.

 

Inspiré entre autres du document de réflexion « La proche aidance, regard éthique » issu du Comité national d'éthique sur le vieillissement et qui est paru en 2019.